
- Misère de l’autofiction. Récemment invité à une soirée débat autour de Camille Laurens, je n’ai pas eu le temps de lui poser la question qui me taraude depuis des années. Quelle est cette folie pauvre de l’autofiction qui emporte l’édition en France ? En France, pas ailleurs, car c’est un phénomène très hexagonal. Ce n’est plus que cela. Sur tout le continent américain, au Japon, en Afrique, on écrit sur le monde et ses tourments. On y écrit le climat, l’intelligence artificielle, le déclin de la démocratie, les âmes et les foules et bien d’autres sujets qui font les romans et les œuvres dans ces nations. En France, la dominante n’est pas de ce ressort. L’écrivain qui raconte d’abord sa vie à lui sera prioritairement honoré. En outre, ayez une vie frappée jadis de grand malheur, une enfance torturée, si possible un inceste, un viol, une famille massacrée, un exil violent, avoir dormi dans la rue ou été mordu par le chien, et l’écrivant de figures simples, avec le moins de style possible : vous serez publié. Vous passerez à la télé.Ne décrivez rien, évitez les images. Faites des phrases « blanches » (c’est-à-dire sans invention ni relief) dans un vocabulaire de cinq cents mots et pas plus de deux cents pages. Pendant ce temps, le monde crie de toute part. Bon, pourquoi pas. Patience, et le temps des grands et vrais romans reviendra.
- Constance des sentiments
- Angelo Rinaldi. Les roses de Pline.
- La Cité de la Victoire. Salman Rushdie
- La vie des français (VII). Plainte de Saint Nicolas.
- Lettre d’information N°22. Novembre 2025.
- Zephyr, Alabama. Robert Mac Cammon.
- Le square des Batignolles
- Cliton dans la foule
- L’enfant au feu rouge.
- L’ Incompris
- Climène et la cause
- Rungwa
- Le grenadier